Témoignage de Camille en Ouzbékistan – aventurière cycliste française.
Dans notre blog de voyage, vous trouverez souvent les témoignages de nos aventuriers ayant sillonné l’Ouzbékistan avec Samarkand Running Tours. Pour ce premier retour d’expérience, nous avons discuté avec Camille, française ayant pédalé sur les routes ouzbèkes en Octobre 2024. Merci Camille pour ce retour d’expérience !

Peux-tu te présenter ? Quel est ton aventure sportive préférée ?
Hello ! Je répondrai peut-être plus au nom du petit groupe de 4 amis que nous étions, car nous sommes vraiment unis par la pratique de l’escalade et des activités de montagne. Nous avons l’habitude de randonner en itinérance, et de gravir des sommets dans les Alpes. Bivouac, nature, recherche d’itinéraire, engagement, sont ce qui porte nos projets. Avec mon compagnon, nous avons aussi l’habitude de vacances en itinérance en tandem.
Comment tu as connu l’Ouzbékistan et ton premier contact avec Samarkand Running Tours ?
J’ai lu « Les cavaliers » de Joseph Kessel qui décrit cette région du monde de façon merveilleuse. J’ai eu envie de mettre des images sur ces mots et de prendre le temps du voyage en le faisant à vélo. Ne trouvant pas de loueurs, nous avons cherché des agences qui proposent des tours à vélo. Nous sommes entrés en contact avec Sherali qui a compris notre projet de séjour en autonomie et qui a su adapter son offre à nos envies. Les appels en visio et le français parfait de Sherali ont bien facilité les choses !
Parle nous de ton itinéraire à vélo en Ouzbékistan ?
Nous avons choisi de parcourir la région de Boysun car elle est montagneuse et un peu éloignée des axes touristiques. La région est riche en canyons, certains désertiques, certains encaissés. Nous nous sommes enfoncés dans des vallées aux couleurs incroyables vers Yukori Machay. Chaque village est l’occasion d’une rencontre. L’accueil est toujours extraordinaire, nous n’avons rencontré que des personnes souhaitant nous orienter, nous encourager dans notre effort, nous aider à trouver à manger, où dormir… Le vélo permet ce contact direct avec le paysage et avec les gens qui l’habitent.

Raconte-nous un moment drôle et funny que tu te souviendras de ton cyclo expérience dans le pays ?
Un soir nous plantons nos tentes après avoir demandé l’autorisation au berger sur place. Survient alors un cavalier qui nous questionne : les cyclistes doivent être rares ici. Les traductions par google sont laborieuses, on croit comprendre les mots « voyageurs clandestins ». On décide d’appeler Sherali qui rassure ce monsieur qui est en fait agent des forêts. Nous promettons de ne pas allumer de feux et tout est arrangé. Après cela, l’agent étudie notre matériel de bivouac et s’étonne en riant que nous ayons amené de France des chaises pliantes…

Quels sont tes recommandations pour les futurs cyclo aventuriers souhaitant venir pédaler en Ouzbékistan ?
Les cartes donnent un bon aperçu des routes et chemins, mais il y a souvent des surprises sur la nature de ces routes ! De bons vélos sont essentiels. Il ne faut pas hésiter à aller vers les personnes que l’on croise, échanger avec elles et les questionner sur leur région, elles sauront vous aiguiller.





